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maud faire une pause

Maud, de journaliste à coach #slowlife
39 ans

Après avoir parcouru le monde en solo pendant deux ans, Maud a monté sa boîte de coaching « Faire une pause » à travers laquelle elle prône un autre mode de vie.

Pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?

J’ai vécu à Lyon jusqu’à 21 ans puis je suis partie étudier le droit et les sciences politiques aux Etats-Unis. A mon retour, j’ai embrassé une carrière de journaliste, j’ai été rédactrice en chef d’un magazine musical pendant plusieurs années. Quand mon journal a fusionné avec un autre, j’en ai profité pour partir et voyager. J’ai fait du volontariat dans un orphelinat en Ouganda, un trek en Patagonie, un autre au Népal… A mon retour, j’ai vendu mon pied-à-terre à Paris pour retourner vivre à Lyon. Je me suis formée au coaching et j’ai monté « Faire une pause », une entreprise à travers laquelle j’organise des ateliers slow life.

Vous proposez des « après-midi slow life » ou des « apéros slow life », on y fait quoi ?

L’idée est vraiment de se réunir en petit groupe, de construire un cocon où les participants dialoguent et échangent. Dans un « après-midi slow life », on se retrouve autour d’une activité physique, généralement une marche ou une rando qui permet à l’esprit de s’évader loin de ses préoccupations quotidiennes. On en profite pour parler slow life, de ce que c’est, de comment ça se concrétise. Il y a une dimension philosophique et des exercices pratiques. Lors d’un « apéro slow life », c’est la même chose, mais autour d’un verre… J’interviens aussi lors de séminaires d’entreprise.

Qu’est-ce qui vous a personnellement poussé à adopter ce mode de vie ?

Je pense que c’est vraiment né de mes voyages. Quand je suis partie, je ne ressentais pas ce ras-le-bol de Paris, je ne pensais pas avoir besoin de déconnecter autant. C’est venu quand j’ai pris du temps pour moi et pour tout. J’en ai profité pour lire pas mal de philosophie et ça m’a poussé à voir la vie autrement. Je ne trouve plus l’important et le fondamental là où je les voyais avant. Le vrai luxe, c’est le temps.

Pourquoi la slow life est-elle d’après-vous devenue un phénomène de société ?

Je pense qu’arrivées à un certain âge, de plus en plus de personnes se rendent comptent qu’elles sont passées à côté de leur vie. Qu’elles ont bossé comme des malades pendant 15 ans. La question de la santé et la reconnaissance de certaines maladies comme le burn-out jouent aussi un rôle. Et puis il y a cette histoire de crise financière. Tout cela part de quelque chose de négatif mais il faut arriver au bout du compte, à en faire quelque chose de positif.

Quels sont vos petits trucs slow life de tous les jours ?

Je prends le temps, même dans des mini choses. Prendre le temps de faire une pause dej, d’aller trouver un endroit où le soleil tape pour manger son sandwich. Marcher, se promener, découvrir, être curieux de tout. Prendre sa voiture et aller visiter le bled qui est à 20 minutes de chez soi et dans lequel on n’a jamais mis les pieds. Je le fais depuis quelques années et c’est vraiment l’aventure. Je me suis aussi rendue compte que je marchais les yeux baissés, alors maintenant je les lève : je suis à l’affût du moindre truc.

Qu’est-ce-que vos voyages vous ont appris sur votre personnalité ?

Probablement que j’avais plus d’empathie que ce que je voulais bien croire. On me disait souvent que j’avais l’air froide, ça m’a permis de découvrir ce côté altruiste qui m’était inconnu. De mon expérience passée dans un orphelinat d’Ouganda, j’ai appris que je pouvais adorer ne rien faire. J’étais venue avec un plan d’activités pour les enfants mais en fait, ils avaient juste besoin que l’on joue avec eux et qu’on leur fasse des câlins. C’était génial. Alors qu’avant je faisais partie de ces gens au planning surbooké sur plusieurs mois.

Qu’est-ce qui vous rend plus forte au quotidien ?

Ça peut sembler simple mais je pense que c’est l’amour des gens autour de moi et de mon compagnon. La simplicité de notre relation. S’entourer de personnes bienveillantes et éliminer celles qui sont toxiques, c’est un conseil que je donne en tant que coach. Ça peut parfois prendre des années mais ça rend la vie plus belle.

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