Qu’est-ce que la calvitie ?
Quand on parle de calvitie d’origine génétique, on évoque surtout l’alopécie androgénétique. C’est la forme la plus fréquente de chute de cheveux, chez les hommes comme chez les femmes1.
Une question de gènes dans 80 % des cas
Il est estimé que plus de 80 % des cas de calvitie androgénétique sont liés à l’hérédité2. Mais attention : ce n’est pas une règle absolue. D’autres facteurs comme les variations hormonales, les agressions environnementales (soleil, pollution, changements climatiques brutaux…) et l’hygiène de vie peuvent aussi jouer. Autrement dit, vos habitudes quotidiennes peuvent ralentir ou accélérer le processus si vous êtes déjà génétiquement prédisposé. D’où l’intérêt d’y prêter une grande attention !
De fortes chances de suivre les traces de son père
Certaines études montrent que si votre père est chauve, vous avez de fortes chances de l’être également2. Ce n’est donc pas juste une coïncidence si votre père ou votre grand-père a perdu ses cheveux avant 40 ans… et que vous remarquez, vous aussi, un front qui se dégage un peu plus chaque année. Il s’agit d’un processus lent et inscrit dans votre patrimoine génétique. Cependant, les gènes paternels ne sont pas les seuls impliqués dans ce phénomène. Loin de là !
Le rôle de la mère et du chromosome X
En réalité, le gène le plus souvent mis en cause dans l’alopécie androgénétique est le gène AR, situé sur le chromosome X. Ce fameux chromosome est transmis par votre mère. Ainsi, ce gène influence la sensibilité des follicules pileux à certaines hormones (les androgènes), responsables du raccourcissement du cycle de vie des cheveux3. Résultat : des cheveux qui deviennent plus fins, qui repoussent moins vite… jusqu’à parfois ne plus repousser du tout.
En clair : oui, la calvitie peut venir du côté maternel et du côté paternel. Dès la naissance, vous héritez de combinaisons génétiques qui peuvent favoriser ou non la perte de cheveux.