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À la ménopause, la chute de cheveux touche de nombreuses femmes : les cheveux s'affinent et tombent davantage. Pourquoi, et quelles solutions efficaces pour y remédier ? Décryptage.
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Pour comprendre la chute, il faut d'abord comprendre comment vit un cheveu, et ce que la ménopause vient bouleverser.
En temps normal, nous perdons entre 50 et 100 cheveux par jour. Chaque cheveu suit un cycle de vie du cheveu précis. Le cycle capillaire comporte trois temps : la phase anagène de croissance, qui dure plusieurs années, la phase catagène de transition, qui ne dure que quelques semaines, puis la phase télogène de repos, avant la chute. Comprendre le cycle de vie des cheveux aide à agir au bon moment, car chaque follicule suit son propre rythme.
La pousse des cheveux est gouvernée par les hormones. Les œstrogènes, principales hormones féminines, prolongent la phase anagène et protègent le follicule pileux de l'action des hormones androgènes, les hormones dites masculines. À la ménopause, les sécrétions d'œstrogènes ovariens chutent. Ce dérèglement hormonal laisse les androgènes agir plus librement sur les follicules pileux sensibles du cuir chevelu1.
Résultat : la phase de croissance raccourcit, les follicules rétrécissent (on parle de miniaturisation), et les cheveux deviennent plus fins. La chute de cheveux chez la femme s'accélère. Ce bouleversement ne marque pas seulement la fin du cycle menstruel et du cycle ovarien : il transforme aussi durablement le cycle du cheveu.
Deux formes de perte de cheveux dominent après la ménopause. Mieux vaut les distinguer, car leur prise en charge diffère.
L'alopécie androgénétique est la plus fréquente. Aussi appelée alopécie androgénétique féminine, elle se traduit par un affinement diffus, surtout sur le sommet du crâne, lié à la sensibilité aux androgènes. Sa progression est lente mais durable.
L'effluvium télogène est différent. C'est une chute diffuse et plus soudaine, déclenchée par un stress, une carence ou un choc hormonal : de nombreux follicules basculent en même temps en phase de repos. Bonne nouvelle, l'effluvium télogène est souvent réversible en quelques mois.
Au total, la perte de cheveux concerne jusqu'à 52 % des femmes ménopausées, sous l'effet conjoint de la baisse des œstrogènes, de la sensibilité aux androgènes et du stress oxydatif2.
Au-delà des hormones, plusieurs facteurs amplifient la chute.
Les symptômes de la ménopause pèsent sur le sommeil et le moral. Les bouffées de chaleur et la sudation nocturne fragmentent les nuits, et le stress qui en découle accentue la chute des cheveux.
Une carence en fer est une cause fréquente, surtout chez la femme. Le fer joue un rôle déterminant dans le renouvellement du cheveu3. Une alimentation déséquilibrée, pauvre en protéines et en vitamines, prive le follicule de ses nutriments. Enfin, le stress oxydatif lié à l'âge et à la pollution agresse les cellules du cuir chevelu.
Face à une chute qui dure, mieux vaut consulter. Un diagnostic précis ouvre la voie à des solutions efficaces.
Si la chute de cheveux persiste au-delà de six mois, consultez un dermatologue. Un bilan sanguin recherche une carence en fer, un manque de vitamine D ou un trouble thyroïdien. Ce bilan oriente le traitement capillaire le plus adapté à votre situation.
Plusieurs traitements médicaux ont fait leurs preuves. Le Minoxidil, en traitement local, est la référence : il prolonge la phase de croissance et stimule la pousse.
Chez certaines femmes, un traitement hormonal de la ménopause peut aussi limiter la chute. Ce traitement hormonal substitutif, que l'on désigne aussi par l'expression traitements hormonaux de substitution, se discute au cas par cas avec un médecin, en pesant bénéfices et risques.
La médecine esthétique offre des options complémentaires. La mésothérapie capillaire consiste à micro-injecter vitamines et actifs directement dans le cuir chevelu. La photobiomodulation par LED ou laser basse intensité stimule l'activité des follicules pileux. Ces approches s'envisagent avec un professionnel.
Au quotidien, les bons soins font une réelle différence. Le mot d'ordre : douceur et régularité.
À la ménopause, le cheveu est plus fragile. Privilégiez un soin doux : un lavage délicat, une brosse souple, peu de chaleur et pas de coiffures trop serrées. Ces gestes préservent les fibres capillaires et limitent la casse.

Côté routine capillaire, misez sur des soins anti-chute qui ralentissent la perte de cheveux en renforçant l'ancrage de la racine dans le cuir chevelu et en fortifiant la fibre capillaire.
L'assiette compte tout autant. Une nutrition équilibrée apporte les briques du cheveu. Mettez au menu les aliments riches en fer (viande, légumineuses), les protéines et les vitamines : la vitamine B, la vitamine C antioxydante et la vitamine B8, la biotine, surnommée la vitamine du cheveu. La vitamine D, elle, soutient le cycle de croissance du cheveu.
Quand l'alimentation ne suffit pas, des compléments alimentaires ciblés (fer, zinc, vitamines, acides aminés soufrés) peuvent soutenir le cycle de croissance capillaire. Demandez conseil à un professionnel avant de vous lancer.
Voici une synthèse des causes et des solutions. Ce tableau ne remplace pas un avis médical.
Cause | Mécanisme | Solution |
Baisse des œstrogènes | Les hormones androgènes miniaturisent le follicule pileux | Sérum R.E.G.E.N. à l'Aminexil™, traitement hormonal si besoin |
Effluvium télogène | Chute diffuse liée au stress ou à une carence | Bilan sanguin, fer, patience |
Carence en fer, alimentation déséquilibrée | Follicule mal nourri | Nutrition équilibrée, compléments alimentaires |
Cheveu fragilisé | Casse, perte de collagène | Soin doux, gamme Collagen 17 Filler |
Chute installée | Alopécie androgénétique | Traitements médicaux, médecine esthétique |
La chute de cheveux à la ménopause s'explique par la baisse des œstrogènes et l'action des hormones androgènes sur le follicule pileux. Bonne nouvelle : des solutions existent, du bilan sanguin au sérum R.E.G.E.N., en passant par une nutrition équilibrée et des gestes doux.
Questions fréquentes sur la chute des cheveux à la ménopause
Pas toujours. L'effluvium télogène est souvent réversible. L'alopécie androgénétique, elle, est progressive, mais peut être ralentie par un traitement capillaire adapté et précoce.
Comptez environ trois mois de soins réguliers avant de juger. Le cycle du cheveu est lent : la patience est indispensable. Ne stoppez pas votre cure trop tôt.
Oui. Le sérum Aminexil Clinical R.E.G.E.N. Booster réduit la perte de cheveux et stimule la pousse. Il s'utilise sur le cuir chevelu, seul ou en complément d'un traitement médical.
Si la chute de cheveux dure plus de six mois ou s'accentue, consultez. Un bilan sanguin et un avis dermatologique permettent d'identifier la cause et d'adapter les traitements médicaux.
1 Gupta, Aditya K., Vasiliki Economopoulos, Avantika Mann, Tong Wang, and Paradi Mirmirani. "Menopause and Hair Loss in Women: Exploring the Hormonal Transition." Maturitas 198 (2025): 108378. https://doi.org/10.1016/j.maturitas.2025.108378.
2 Huang, Zhuo, Wen-Jie Zhao, Yong-Jie Gao, Zhi-Rong Huang, Qing-Rui Huang, Sui-Zhen Cai, and Ming-Hui Bi. "Botanical Drug Preparations for Alleviating Hair Loss in Menopausal Women: A Global Ethnopharmacological Mini-Review." Frontiers in Pharmacology 16 (2025): 1725691. https://doi.org/10.3389/fphar.2025.1725691.
3 Trost, Leonard B., Wilma F. Bergfeld, and Ellen Calogeras. "The Diagnosis and Treatment of Iron Deficiency and Its Potential Relationship to Hair Loss." Journal of the American Academy of Dermatology 54, no. 5 (2006): 824–44. https://doi.org/10.1016/j.jaad.2005.11.1104.