Chute de cheveux et stress : quel lien et comment réagir ?

Le saviez-vous ? Le stress est l'une des causes les plus fréquentes de la chute de cheveux. En effet, lors d'une période stressante, des mécanismes biologiques précis se déclenchent et perturbent le cycle capillaire naturel. Voici comment y faire face.

Temps de lecture : 2 min.

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Auteur : Mathilde

Femme se tenant la tête avec les mains dans ses cheveux

La chute de cheveux et le stress en bref

  • Le stress perturbe le cycle capillaire et peut provoquer une chute réactionnelle 2 à 3 mois après un événement marquant.
  • L'élévation du cortisol fragilise la kératine, réduit la circulation sanguine et entretient l'inflammation, ce qui accélère la perte de cheveux.
  • La chute est diffuse, souvent accompagnée d'un affinement global et d'une perte accrue au brossage ou sur l'oreiller.
  • Pour y faire face, il faut combiner gestion du stress, hygiène de vie équilibrée et soins capillaires anti-chute adaptés.
  • Heureusement, cette chute est le plus souvent réversible en quelques mois si la cause est bien prise en charge.

Pourquoi le stress peut-il entraîner une perte de cheveux ?

Si vous avez vécu ou traversez un épisode particulièrement stressant, il est malheureusement possible de constater une perte de cheveux. En effet, le stress déclenche une cascade de réactions hormonales qui affectent directement les follicules pileux. Mais que se passe-t-il exactement au niveau de votre cuir chevelu ?


Un cycle capillaire perturbé


La chute de cheveux liée au stress est une chute de cheveux réactionnelle (effluvium télogène), soit comme son nom l'indique, une perte de cheveux qui se déclenche en réaction à des perturbations. Ce phénomène survient généralement 2 à 3 mois après un événement stressant majeur, qui a incité les follicules pileux à basculer en phase de repos.


Pour mieux comprendre ce phénomène, il faut savoir que le cycle de vie des cheveux se compose de trois phases distinctes :


  • la phase anagène (croissance active de 2 à 7 ans) ;
  • la phase catagène (transition de 2 à 3 semaines) ;
  • la phase télogène (repos de 3 mois).

Des mécanismes biologiques et hormonaux en action


Un stress intense raccourcit brutalement la phase de croissance et précipite les cheveux vers la phase de repos, ce qui provoque leur chute prématurée. La raison ? Elle est en réalité multiple !


D'une part, les hormones du stress (notamment le cortisol) ont un effet destructeur sur les fibres capillaires1. En effet, elles dégradent la kératine et fragilisent l'ancrage des cheveux dans leur follicule. L'élévation chronique du cortisol perturbe aussi la vascularisation du cuir chevelu en contractant les vaisseaux sanguins qui alimentent les follicules pileux.


D'autre part, le stress chronique génère un état inflammatoire qui affecte le système immunitaire, d'où l'impact sur le cycle de croissance des cheveux. Cette inflammation peut même déclencher des formes auto-immunes comme l'alopécie areata2, où le système immunitaire attaque par erreur les follicules pileux jusqu'à créer des zones alopéciques localisées.


À noter : chez certaines personnes prédisposées, le stress peut aussi aggraver une alopécie androgénétique en stimulant la production d'hormones androgènes qui diminuent progressivement les follicules.

Quels sont les signes d'une chute de cheveux liée au stress ?

Si vous soupçonnez une chute de cheveux réactionnelle due au stress, sachez que celle-ci présente quelques caractéristiques qui permettent de la distinguer d'autres formes d'alopécie.


  • La perte de cheveux se manifeste de façon diffuse, et non localisée.
  • L'effluvium télogène provoque un affinement général de la chevelure sur l'ensemble du cuir chevelu.
  • Le nombre de cheveux perdus quotidiennement augmente grandement, surtout lors du brossage, du shampoing ou au réveil sur l'oreiller. Elle dépasse largement les 50 à 100 cheveux perdus normalement chaque jour.
  • La perte de cheveux apparaît 2 à 3 mois après l'événement stressant, ce qui correspond au cycle de croissance naturel du cheveu et confirme le lien entre stress et chute de cheveux.

D'autres manifestations du stress peuvent aussi accompagner l'effluvium télogène : une fatigue chronique, des troubles du sommeil, des tensions musculaires, une irritabilité accrue, de l'anxiété…


Si vous remarquez plusieurs de ces signes, consultez un professionnel de santé afin qu'il puisse affirmer s'il s'agit d'une chute de cheveux liée au stress. Pour réaliser le diagnostic, une biopsie du cuir chevelu peut être proposée afin d'analyser l'état des follicules pileux avec précision.

Quelles solutions pour stopper la chute de cheveux liée au stress ?

Pour lutter efficacement contre une chute de cheveux liée au stress, une approche globale est nécessaire. Combinez une meilleure gestion du stress, une optimisation de votre mode de vie et des soins capillaires adaptés pour observer de premières améliorations.


Gérer son stress


La régulation du stress doit être placée au cœur de votre stratégie anti-chute. Des méthodes comme la sophrologie et la méditation peuvent vous permettre de développer une meilleure résistance au stress en modifiant la réponse physiologique de l'organisme. En effet, si vous suivez régulièrement ces pratiques, vous pouvez diminuer les hormones du stress et améliorer la régénération des follicules pileux !


Des exercices de respiration sont aussi conseillés, comme la cohérence cardiaque. Celle-ci consiste à respirer en suivant ce schéma : inspirez profondément par le nez pendant 6 secondes en gonflant le ventre, retenez la respiration pendant 2 secondes, puis expirez par la bouche pendant 6 secondes. Ces exercices rééquilibrent le système nerveux autonome et réduisent rapidement le niveau de cortisol qui circule.


Optimiser son mode de vie


Plusieurs habitudes du quotidien peuvent vous permettre de limiter le stress, mais aussi d'alimenter suffisamment vos follicules pileux.


  • Privilégiez une alimentation équilibrée à base de vitamines C et E pour neutraliser le stress oxydatif, de vitamines B pour soutenir le cycle de croissance des cheveux, et de protéines pour améliorer la synthèse de kératine. Les oméga-3 peuvent aussi réduire l'inflammation et renforcer la barrière cutanée au niveau du cuir chevelu3. Enfin, le zinc et le fer participent directement au renouvellement des fibres capillaires4. En cas de carence, n'hésitez pas à vous renseigner auprès d'un professionnel pour estimer si des compléments alimentaires sont nécessaires.
  • Veillez à avoir un sommeil de qualité (7 à 9 heures par nuit) pour booster la régénération cellulaire et réguler vos hormones. Pour y parvenir, pensez à établir une routine de coucher et à limiter les écrans avant de dormir.
  • Pratiquez une activité physique régulière pour stimuler la production d'endorphines (des hormones efficaces contre le stress), améliorer la circulation sanguine et optimiser l'oxygénation des follicules pileux.

Appliquer des soins capillaires adaptés


Pour compléter cette approche interne, une routine de soins anti-chute douce et stimulante est vivement conseillée. Optez pour des produits dédiés, comme un shampoing VICHY contre la chute des cheveux, afin de renforcer la fibre capillaire et créer un environnement propice à la repousse.


Nos soins anti-chute intègrent des actifs reconnus comme l'Aminexil, qui combat la rigidification du collagène autour du follicule et renforce l'ancrage capillaire. En plus du shampoing, appliquez quelques gouttes de notre sérum cheveux anti-chute 5 à 7 fois par semaine (sur une cure de 3 mois) pour stimuler l'activité du cuir chevelu et améliorer la densité capillaire.


En appliquant vos produits, ou simplement au moment du coiffage, nous vous conseillons de réaliser des massages du cuir chevelu pendant 5 à 10 minutes. Ces gestes permettent d'activer la microcirculation, de détendre les tensions et de favoriser la pénétration des actifs de vos soins.


À noter : pour camoufler temporairement l'affinement capillaire, n'hésitez pas à vous tourner vers des accessoires comme les bandeaux ou les foulards, ou à essayer des techniques de coiffage volumisateur.


S'il y a une bonne nouvelle à retenir, c'est que la chute de cheveux provoquée par le stress reste majoritairement réversible ! En suivant une stratégie anti-chute complète, vous devriez remarquer une repousse dans les 3 à 6 mois qui suivent la réduction du stress. Si toutefois aucune amélioration n'est constatée, n'hésitez pas à vous tourner vers un professionnel de santé. Même si elle est généralement réservée aux alopécies définitives, une greffe de cheveux peut alors être envisagée.



Sources


1 « How Stress Causes Hair Loss | National Institutes of Health (NIH) ». 13 avril 2021. https://www.nih.gov/news-events/nih-research-matters/how-stress-causes-hair-loss.

2 Branch, NIAMS Science Communications and Outreach. « Alopecia Areata ». National Institute of Arthritis and Musculoskeletal and Skin Diseases, NIAMS, 4 avril 2017. https://www.niams.nih.gov/health-topics/alopecia-areata.

3 Wall, Rebecca, R. Paul Ross, Gerald F. Fitzgerald, et Catherine Stanton. « Fatty Acids from Fish: The Anti-Inflammatory Potential of Long-Chain Omega-3 Fatty Acids ». Nutrition Reviews 68, no 5 (mai 2010): 280‑89. https://doi.org/10.1111/j.1753-4887.2010.00287.x.

4 Park, Song Youn, Se Young Na, Jun Hwan Kim, Soyun Cho, et Jong Hee Lee. « Iron Plays a Certain Role in Patterned Hair Loss ». Journal of Korean Medical Science 28, no 6 (juin 2013): 934‑38. https://doi.org/10.3346/jkms.2013.28.6.934.

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