Chute de cheveux : comment l'atténuer à chaque saison ?

Si une chute de cheveux "normale" comprend une perte de 50 à 100 cheveux par jour, certaines périodes de l'année entraînent une multiplication de ce chiffre. Pour garder une bonne santé capillaire, voici quelques conseils à suivre au fil des saisons.

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Author : Mathilde

Femme ayant une feuille morte dans ses cheveux

La chute de cheveux saisonnière en bref

  • Le cycle capillaire alterne entre phases de croissance, de repos et de chute, et certains changements de saison accélèrent ce processus.
  • En automne, la perte est la plus marquée à cause du pic de pousse estival, mais elle reste temporaire et bénigne.
  • En hiver, le froid et la sécheresse fragilisent le cuir chevelu, surtout chez les cheveux bouclés.
  • Au printemps, la diminution de la mélatonine liée à la lumière favorise une seconde chute importante, souvent accompagnée de carences.
  • En été, le soleil, le chlore et le sel agressent le cuir chevelu et la fibre : protégez vos cheveux avec des soins adaptés et rincez-les après chaque baignade

Qu'est-ce que le cycle capillaire ?

Pour mieux comprendre les mécanismes de la chute saisonnière, il faut revenir sur le cycle de vie du cheveu. Les cheveux suivent un cycle de croissance précis composé de trois phases distinctes.


  • La phase anagène correspond à la période de croissance active qui dure entre 2 à 7 ans. Durant cette étape, le follicule pileux produit activement de la kératine, permettant au cheveu de s'allonger d'environ 1 cm par mois.
  • La phase catagène, plus courte (2 à 3 semaines), marque l'arrêt de la croissance des cheveux. Le follicule se rétracte et la synthèse de kératine s'interrompt.
  • La phase télogène ou phase de repos dure environ 3 mois avant que le cheveu ne tombe naturellement, permettant le renouvellement capillaire.

L'effluvium télogène est une accélération temporaire de ce processus naturel, souvent liée aux changements saisonniers. Ce phénomène est bien différent de l'alopécie androgénétique, une forme de chute progressive liée aux hormones masculines.

À l'automne : se préparer à des températures plus fraîches

L'automne constitue la période la plus marquée pour les alopécies passagères. Une étude a démontré qu'une chute de cheveux plus conséquente à l'automne résulte d'un pic de poussée de cheveux en juillet, mécanisme de protection naturel contre les UV estivaux1.


Durant les phases télogènes prolongées d'octobre et novembre, les follicules pileux libèrent massivement les cheveux arrivés en fin de cycle. Cette alopécie saisonnière peut impressionner, mais rassurez-vous : elle reste temporaire dans la majorité des cas.


Nos conseils pour lutter contre la chute saisonnière en automne :


  • si vous remarquez que vous perdez des cheveux à la fin de l'été, il est peut-être temps pour vous de redoubler d'efforts en misant sur un soin anti-chute ;
  • lors de l'application, massez délicatement le cuir chevelu pour stimuler la circulation sanguine ;
  • plus tôt vous commencez, plus vite vous verrez la différence !

En hiver : encourager la santé de votre cuir chevelu

L'hiver, le niveau d'humidité atmosphérique baisse drastiquement, entraînant un cuir chevelu sec chez les femmes et les hommes. Cette sécheresse perturbe l'activité de chaque glande sébacée et affecte les différentes phases du cycle capillaire.


Les cheveux bouclés souffrent particulièrement de ces variations climatiques, car leur structure les rend plus vulnérables aux agressions extérieures. Le froid intense peut également ralentir la croissance des cheveux en perturbant l'irrigation des follicules2.


Nos conseils pour lutter contre la chute saisonnière en hiver :


  • si vous avez commencé un traitement capillaire anti-chute pendant l'automne, continuez à l'utiliser ;
  • protégez vos cheveux du froid avec des accessoires adaptés (bonnets, capuches…) ;
  • évitez à tout prix les soins capillaires agressifs en privilégiant plutôt des formules nourrissantes et hydratantes.

Au printemps : la seconde saison avec la plus grosse chute

Le printemps représente la seconde saison avec la plus importante perte de cheveux après l'automne. Cette recrudescence s'explique par l'allongement des jours qui modifie la production hormonale, notamment la mélatonine.


Des études démontrent que lorsque la luminosité augmente, la production de mélatonine diminue3. Cette hormone joue pourtant un rôle majeur dans l'activité saine du follicule pileux et la régulation de la phase anagène.


L'adaptation à ce nouveau climat peut affecter l'ensemble de la chevelure et perturber temporairement le cycle de pousse. Le renouvellement des cheveux s'intensifie alors naturellement.


Nos conseils pour lutter contre la chute saisonnière au printemps :


  • en cas de carence, optez pour un rééquilibrage alimentaire qui inclut du fer, du zinc, des vitamines B et des acides aminés ;
  • tournez-vous vers des soins naturels, comme les huiles végétales, pour continuer de nourrir votre chevelure.

En été : rester cool et profiter du soleil

Certains disent que l'on perd des cheveux en été pour permettre à nos corps de se rafraîchir. Pourtant, cela est difficile à prouver, car les cheveux mettent environ 100 jours à tomber une fois qu'ils cessent de pousser et entrent dans une phase de repos.


L'exposition aux rayons du soleil peut endommager non pas seulement la peau, mais aussi irriter le cuir chevelu et sécher la tige du cheveu. En effet, une exposition excessive peut perturber les follicules pileux et modifier leur cycle de production. Chez les cheveux normaux à gras, la période estivale augmente l'activité des glandes sébacées : faites alors preuve de vigilance pour préserver l'équilibre du cuir chevelu !


Nos conseils pour lutter contre la chute de cheveux en été :


  • appliquez des produits capillaires qui protègent les cheveux du soleil ;
  • hydratez régulièrement vos longueurs ;
  • évitez les expositions prolongées aux heures les plus chaudes (entre 12h et 16h) ;
  • rincez vos cheveux après chaque baignade en mer ou à la piscine, car l'eau salée et le chlore peuvent agresser la fibre capillaire.

Si votre perte de cheveux persiste au-delà de 3 mois ou s'intensifie, il convient de consulter un dermatologue. Une chute excessive peut parfois révéler des déséquilibres hormonaux, nutritionnels ou des pathologies du cuir chevelu nécessitant un traitement spécifique.


Une chute de cheveux saisonnière reste un phénomène naturel et temporaire dans la majorité des cas. Une approche préventive adaptée à chaque saison, combinée à des soins ciblés, permet de traverser sereinement ces périodes de renouvellement capillaire intensifié.



Sources


1 Courtois, M., G. Loussouarn, S. Hourseau, et J. F. Grollier. « Periodicity in the Growth and Shedding of Hair ». The British Journal of Dermatology 134, no 1 (1996): 47‑54.

2 Randall, V. A., et F. J. Ebling. « Seasonal Changes in Human Hair Growth ». The British Journal of Dermatology 124, no 2 (1991): 146‑51. https://doi.org/10.1111/j.1365-2133.1991.tb00423.x.

3 Vera, L. M., J. F. López-Olmeda, M. J. Bayarri, J. A. Madrid, et F. J. Sánchez-Vázquez. « Influence of Light Intensity on Plasma Melatonin and Locomotor Activity Rhythms in Tench ». Chronobiology International 22, no 1 (2005): 67‑78. https://doi.org/10.1081/cbi-200038157.

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