La prise de poids à la ménopause n'est pas une fatalité ni un manque de volonté. Elle s'explique par des mécanismes physiologiques précis, qu'il est utile de comprendre pour bien agir.
À la ménopause, le système endocrinien se réorganise. La fin du cycle hormonal entraîne une chute des œstrogènes, les principales hormones féminines. Or ces hormones orientaient le stockage des graisses vers les hanches et les cuisses. Quand elles baissent, la répartition des graisses change : le corps stocke davantage au niveau du ventre, sous forme de graisse abdominale profonde. La silhouette se transforme, souvent à poids presque égal1.
Avec l'âge, le métabolisme de base, c'est-à-dire l'énergie que le corps dépense au repos, diminue. La ménopause accentue ce phénomène, car elle s'accompagne d'une perte progressive de masse musculaire. Or le muscle est un tissu qui consomme beaucoup d'énergie. Moins de muscle signifie donc moins de calories brûlées au repos, et une perte de poids plus difficile à obtenir. En moyenne, une femme prend environ 0,7 kg par an autour de la cinquantaine, quelles que soient sa morphologie et son origine.
Toutefois, la ménopause elle-même expliquerait surtout la redistribution des graisses vers le ventre. La prise de poids globale, elle, tient davantage au vieillissement et au mode de vie. Bonne nouvelle : ce sont précisément des facteurs sur lesquels nous pouvons agir.
La baisse des œstrogènes favorise aussi une résistance à l'insuline : les cellules répondent moins bien à cette hormone qui régule le sucre sanguin. Le corps stocke alors plus facilement les graisses et gère moins bien les sucres simples. Cette évolution favorise le stockage des graisses, notamment au niveau de la sangle abdominale, et peut altérer la vitalité globale.
Le conseil du Dr Szmurło : « La bonne nouvelle, c'est que le muscle se réentraîne à tout âge. Préserver sa masse musculaire est le levier numéro un pour relancer le métabolisme après la ménopause. »