Fatigue et perte de cheveux : comment agir efficacement ?

Vous ressentez de la fatigue et remarquez que vos cheveux tombent plus que d'habitude ? Ce n'est peut-être pas le fruit du hasard : ces deux phénomènes pourraient bien être liés ! Suivez notre guide pour comprendre ce lien et savoir comment agir.

Temps de lecture : 3 min.

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Auteur : Mathilde

Femme fatiguée ayant la tête dans ses bras sur son bureau

Fatigue et perte de cheveux en bref

  • La fatigue chronique peut déclencher une chute de cheveux par plusieurs mécanismes, notamment l'augmentation du cortisol, la perturbation du cycle capillaire et l'inflammation systémique.
  • Le manque de sommeil perturbe la régénération nocturne des follicules pileux et affaiblit progressivement la fibre capillaire.
  • Les carences nutritionnelles sont fréquentes en période de fatigue et privent les bulbes pileux des nutriments essentiels à leur croissance.
  • Un diagnostic médical complet (bilan sanguin et examen du cuir chevelu) permet d'identifier les causes précises de la chute capillaire.
  • Les solutions recommandées combinent correction des carences, gestion du stress, amélioration du sommeil et routine capillaire anti-chute adaptée.

Pourquoi la fatigue peut-elle entraîner une perte de cheveux ?

Lorsque l'épuisement s'installe durablement, votre organisme réagit de plusieurs manières qui peuvent affecter directement la santé de vos cheveux. Décryptons ensemble ces mécanismes pour mieux les comprendre.


Le stress psychologique lié à la fatigue


Quand vous êtes épuisé(e), votre corps perçoit cette situation comme une agression interne. Cette perception active l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA), un système de régulation qui contrôle votre réponse au stress. Résultat : votre organisme produit davantage de cortisol, l'hormone du stress.


Or, un excès de cortisol dans la circulation sanguine a des conséquences directes sur vos cheveux. Cette hormone raccourcit la phase anagène, c'est-à-dire la période de croissance active du cheveu, et incite un plus grand nombre de follicules pileux à entrer prématurément en phase télogène, la phase de repos qui précède la chute1.


Ce phénomène peut conduire à un effluvium télogène, une forme de chute diffuse qui apparaît généralement 2 à 3 mois après une période intense de fatigue ou un choc émotionnel2. Si vous traversez actuellement une phase d'épuisement professionnel ou personnel, il est donc tout à fait possible que vos cheveux en subissent les conséquences quelques semaines plus tard.


Le manque de sommeil


Le follicule pileux fait partie des organes les plus actifs de votre corps : il se régénère en continu et nécessite une activité cellulaire intense. Or, cette régénération se produit principalement pendant votre sommeil, lors des phases de repos nocturne.


Un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité perturbe plusieurs processus essentiels à la santé capillaire.


  • Il réduit la production de mélatonine, une hormone qui ne se contente pas de réguler vos cycles veille-sommeil : elle joue également un rôle dans la régulation du cycle de vie du cheveu3.
  • Il entraîne une augmentation des radicaux libres dans l'organisme, des molécules instables qui endommagent les cellules, y compris celles des follicules pileux.
  • Il limite considérablement la réparation cellulaire nocturne, un processus durant lequel votre corps répare les micro-dommages accumulés pendant la journée.

C'est pourquoi le manque de sommeil rend vos cheveux plus fins, plus fragiles et plus sensibles à la chute. Si vous dormez régulièrement moins de 7 heures par nuit ou que vous souffrez de troubles du sommeil, vos cheveux peuvent en payer le prix.


Les carences nutritionnelles


Avec la fatigue, vous manquez peut-être d'énergie pour préparer des repas équilibrés. Dès lors, les repas sautés, les choix alimentaires faciles (comme les plats préparés) et les déséquilibres nutritionnels se multiplient. Cependant, le follicule pileux est extrêmement sensible au moindre déficit nutritionnel !


Les carences les plus fréquemment observées en période de fatigue incluent le fer (surtout chez les femmes), la vitamine D, les vitamines du groupe B (notamment la vitamine B12, la vitamine B6 et la biotine), ainsi que le zinc. Le hic ? Ces nutriments jouent tous un rôle crucial dans la croissance et la résistance de la fibre capillaire.


Si vous ressentez une fatigue chronique, la carence en fer est probablement impliquée dans votre chute de cheveux. D'une part, il s'agit de l'un de ses symptômes les plus récurrents4. D'autre part, le fer participe au transport de l'oxygène vers les bulbes pileux : sans apport suffisant, les follicules s'affaiblissent et produisent des cheveux de moins bonne qualité.


Ici, la fatigue n'est donc pas directement responsable de la chute, mais elle révèle ou accentue des carences nutritionnelles qui, elles, provoquent directement une chute de cheveux réactionnelle.


L'inflammation systémique


Qu'elle provienne d'un manque de sommeil, d'un stress prolongé ou d'une charge mentale excessive, la fatigue chronique accroît les niveaux de cytokines pro-inflammatoires dans votre organisme5. Ces molécules créent un état d'inflammation de bas grade, un terrain inflammatoire discret mais constamment présent.


Cette inflammation perturbe le cycle capillaire de plusieurs manières, puisqu'elle peut :


  • raccourcir la phase de croissance des cheveux ;
  • favoriser la miniaturisation progressive des follicules chez les personnes prédisposées génétiquement ;
  • aggraver certaines formes d'alopécie comme l'alopécie androgénétique ou la pelade (alopécie areata).

L'inflammation chronique affecte également la microcirculation au niveau du cuir chevelu en réduisant l'apport en nutriments et en oxygène vers les racines capillaires. Les glandes sébacées peuvent aussi réagir à cet environnement inflammatoire en produisant un sébum de moins bonne qualité, ce qui fragilise davantage les cheveux.


Les mauvais réflexes


Dans les périodes de fatigue, d'anxiété ou de surcharge mentale, vous pouvez adopter des comportements inconscients. Vous touchez peut-être plus souvent vos cheveux, vous les tirez machinalement, vous les tordez entre vos doigts... Même si cela semble anodin, ces gestes répétitifs entraînent une traction sur les follicules.


Ces micro-traumatismes répétés peuvent provoquer une perte mécanique supplémentaire, distincte de la chute liée aux mécanismes hormonaux ou nutritionnels. Dans certains cas, ces comportements peuvent même évoluer vers une trichotillomanie légère, un trouble caractérisé par l'arrachage compulsif des cheveux.

Quel diagnostic réaliser en cas de fatigue et de perte de cheveux ?

Si vous constatez une chute de cheveux inhabituelle associée à un état de fatigue persistant, il est vivement conseillé de consulter un professionnel de santé. Un diagnostic complet permettra d'identifier précisément les causes de votre perte de cheveux et d'écarter d'éventuels troubles sous-jacents.


Un examen du cuir chevelu


Après un entretien médical, le dermatologue procède à un examen clinique de votre cuir chevelu. Il observe la répartition de la chute (diffuse ou localisée), l'état des follicules pileux, la présence éventuelle d'inflammation ou de pellicules, ainsi que la qualité générale de la fibre capillaire.


Il peut ensuite réaliser un test de traction pour évaluer l'intensité de la chute en cours. Pour ce faire, le spécialiste tire délicatement sur une petite mèche de cheveux : si plus de 6 cheveux se détachent, cela indique une chute active qui nécessite une prise en charge.


La dermoscopie peut aussi être réalisée pour examiner en détail la structure des follicules. Il s'agit d'une technique d'observation microscopique du cuir chevelu pour détecter d'éventuelles anomalies caractéristiques de certaines formes d'alopécie.


À noter : dans de rares cas, une biopsie du cuir chevelu est nécessaire. Elle consiste à prélever un peu de peau au niveau du cuir chevelu pour l'analyser au microscope.


Un bilan sanguin complet


Pour compléter le diagnostic, vous allez très certainement passer par un bilan sanguin pour déterminer d'où proviennent votre fatigue et votre chute de cheveux. Ainsi, votre fer, vos taux de vitamines (vitamine B, C, D…) ou encore votre zinc sont mesurés pour valider ou infirmer la présence de carences.


Ce bilan comprend aussi un dosage des hormones thyroïdiennes (TSH, T3, T4). En effet, un dysfonctionnement de la thyroïde peut entraîner une chute de cheveux et de la fatigue chronique, qu'il s'agisse d'hypothyroïdie ou d'hyperthyroïdie6.

Comment lutter contre la fatigue et la perte de cheveux ?

Une fois le diagnostic établi, la stratégie thérapeutique repose sur trois axes complémentaires : freiner la chute capillaire en stimulant la microcirculation, relancer la croissance en apportant les nutriments essentiels et apaiser l'inflammation au niveau du cuir chevelu. Voici plusieurs approches complémentaires pour y parvenir !


Suivre les recommandations médicales


Le professionnel de santé que vous aurez consulté vous orientera vers des solutions adaptées à votre situation. Si des carences nutritionnelles ont été identifiées, un complément alimentaire ciblé vous sera probablement prescrit. Les carences en fer, en vitamine D ou en vitamines B nécessitent une supplémentation adaptée pour corriger rapidement les déficits.


Si un trouble hormonal a été diagnostiqué, comme une hypothyroïdie ou un déséquilibre androgénique, un traitement spécifique sera mis en place. Dans le cas d'un dysfonctionnement thyroïdien, la correction du taux d'hormones thyroïdiennes améliore généralement la repousse capillaire en quelques mois.


En cas d'effluvium télogène lié au stress, le professionnel pourra vous conseiller des techniques de gestion du stress ou, si nécessaire, un accompagnement psychologique pour mieux gérer les sources d'épuisement.


Adopter une routine de soins anti-chute complète


En parallèle des conseils médicaux, l'adoption d'une routine capillaire adaptée maximise vos chances de retrouver une chevelure dense et résistante ! Nos soins anti-chute ont été spécifiquement formulés pour répondre aux besoins des cheveux fragilisés par la chute.


  • Commencez par le Shampoing Énergisant DERCOS, enrichi en Aminexil, une molécule reconnue pour son action sur l'ancrage de la fibre capillaire. Ce shampoing nettoie délicatement le cuir chevelu tout en préparant le terrain pour les soins complémentaires. Son utilisation régulière aide à maintenir un environnement sain, propice à la croissance des cheveux.
  • Poursuivez avec l'Après-Shampoing Fortifiant DERCOS qui démêle sans alourdir et renforce la structure capillaire. Sa formule apporte les nutriments essentiels pour maintenir la résistance des cheveux existants et limiter la casse.
  • Complétez votre routine avec le Sérum R.E.G.E.N Booster DERCOS, un soin intensif qui cible directement le bulbe capillaire. Appliqué quotidiennement sur le cuir chevelu, ce sérum aide à ralentir la chute et favorise un environnement propice à la régénération folliculaire.

Pensez également à réaliser un gommage du cuir chevelu une fois par mois. Pourquoi ? Car ce geste élimine les cellules mortes et les résidus de produits qui peuvent étouffer les follicules pileux.


Profitez aussi de l'application de vos soins anti-chute pour masser délicatement votre cuir chevelu. Cela va stimuler la circulation sanguine, soutenir l'oxygénation des bulbes pileux et améliorer l'efficacité de vos produits.


Repenser son mode de vie


Au-delà des soins capillaires, certaines modifications de votre hygiène de vie peuvent considérablement améliorer à la fois votre niveau d'énergie et la santé de vos cheveux !


  • Privilégiez une alimentation équilibrée. L'alimentation joue un rôle déterminant dans la santé capillaire ! Pour éviter les carences, veillez à consommer suffisamment d'aliments riches en protéines, en acides gras oméga-3, en biotine, en zinc, en vitamine C et en vitamines du groupe B (vitamine B6, vitamine B12…).
  • Surveillez votre sommeil. Puisque la qualité du sommeil influence à la fois votre fatigue et la régénération de vos cheveux, pensez à adopter un meilleur rythme. Suivez des horaires de coucher réguliers, créez un bon environnement pour vous reposer et surtout, dormez suffisamment ! Si vous souffrez de troubles du sommeil persistants, n'hésitez pas à consulter un spécialiste.
  • Gérez votre stress. Pour ne pas aggraver votre chute de cheveux ni votre fatigue, songez à intégrer des techniques pour limiter votre stress. Le yoga, la méditation, une activité physique… Les choix sont nombreux et renferment chacun d'excellents bénéfices pour votre corps et votre esprit ! Si vous traversez une période particulièrement difficile, sollicitez également un soutien psychologique par un professionnel.

Le lien entre fatigue et perte de cheveux est aujourd'hui bien établi. La bonne nouvelle ? Une fois la cause exacte identifiée grâce à un diagnostic complet, des solutions efficaces sont disponibles pour retrouver votre énergie et votre densité capillaire ! N'attendez pas que la situation s'aggrave : si vous remarquez une chute de cheveux inhabituelle et une fatigue persistante, consultez un professionnel de santé pour réaliser un bilan complet.



Sources


1 Hoover, Ezra, Mandy Alhajj, et Jose L. Flores. « Physiology, Hair ». In StatPearls. StatPearls Publishing, 2025. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK499948/.

2 Malkud, Shashikant. « Telogen Effluvium: A Review ». Journal of Clinical and Diagnostic Research : JCDR 9, no 9 (2015): WE01‑3. https://doi.org/10.7860/JCDR/2015/15219.6492.

3 Babadjouni, Arash, Minal Reddy, Rebecca Zhang, Jodie Raffi, Celine Phong, et Natasha Mesinkovska. « Melatonin and the Human Hair Follicle ». Journal of Drugs in Dermatology: JDD 22, no 3 (2023): 260‑64. https://doi.org/10.36849/JDD.6921.

4 Warner, Matthew J., et Muhammad T. Kamran. « Iron Deficiency Anemia ». In StatPearls. StatPearls Publishing, 2025. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK448065/.

5 Garbarino, Sergio, Paola Lanteri, Nicola Luigi Bragazzi, Nicola Magnavita, et Egeria Scoditti. « Role of Sleep Deprivation in Immune-Related Disease Risk and Outcomes ». Communications Biology 4, no 1 (2021): 1304. https://doi.org/10.1038/s42003-021-02825-4.

6 Naik, Piyu Parth, et Syed Nadir Farrukh. « Association between Alopecia Areata and Thyroid Dysfunction ». Postgraduate Medicine 133, no 8 (2021): 895‑98. https://doi.org/10.1080/00325481.2021.1974689.

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